Pierre Paul RUBENS "L'Enlèvement de Ganymède"

(Siegen, 1577 – Anvers, 1640)

L'Enlèvement de Ganymède

Vers 1611-1616
Huile sur toile
Hauteur 204 cm. Largeur 206 cm.
Historique : Ancienne collection du marquis de Lacaze. Achat de la Ville, 1829.


C'est certainement dans l'atelier anversois de Rubens que fut peint cet Enlèvement de Ganymède. L'oeuvre, présente dans les collections de Maximilien Ier de Bavière, est la version du tableau conservé de nos jours au palais Schwarzenberg à Vienne.
Entre 1610 et 1616 Rubens peignit des sujets mythologiques qui révèlent à la fois son angoisse de la mort, sa fascination pour le désir amoureux et son goût pour la culture antique ; le corps de Ganymède est la reprise d'un antique. Si la mort n'est pas immédiatement évoquée dans ce tableau, Ganymède est cependant une probable évocation allégorique de son frère Philippe décédé en 1611.
Dans cette composition, Zeus, métamorphosé en aigle, enlève le jeune et beau berger auquel il a succombé. Avant d'atteindre un banquet divin, Ganymède se voit offrir par Hébé (fille de Zeus et d'Héra, cette déesse personnifie la Jeunesse, la Vitalité et la Vigueur des jeunes, c'est la protectrice des jeunes mariées) la coupe d'or contenant l'élixir de la jeunesse et de la vie éternelles.
Image de "L'Enlèvement de Ganymède"©Musée des Beaux-Arts-mairie de Bordeaux. Cliché L. Gauthier

L'Enlèvement de Ganymède ©Musée des Beaux-Arts-mairie de Bordeaux. Cliché L. Gauthier