Concert - Live Facebook au musée le 28 février à 17h

Concert au musée avec les violonistes Stéphane Rougier et Tristan Chenevez
Le musée des Beaux-Arts accueille exceptionnellement dans ses salles un concert classique inédit, à suivre en ligne le 28 février à 17h. 
 
Pour participer à l’événement à Facebook (si vous avez un compte) ou tout simplement suivre le concert en live : cliquez ici.
 
Devant les tableaux Léda et Pandore de Labrador et Jeune femme de Saint-Jean-de-Luz de Amaury-Duval, les violonistes Stéphane Rougier et Tristan Chenevez interpréteront un répertoire en lien avec ces œuvres, alliant les compositeurs de cette période. Wieniawski, Brahms, Chopin, résonneront dans l’enceinte du musée. Isabelle Beccia, chargée de la médiation institutionnelle au musée, présentera les œuvres picturales en introduction pour lancer cet événement. 
 

 

Au programme (45 minutes)

Jean Marie Leclair – Sonate 5, Gavotte & Presto
Boccherini – Duo Opus 5, Allegro
Wieniawsky - Opus 18 sol mineur
L.Spohr - Opus 67 Rondo
Chopin – Valse Mélancolique
Wieniavsky – Opus 18 La mineur
Chopin – Valse Opus 64 n°1
 

Une performance à partager

En ces temps difficiles où l’écosystème culturel est particulièrement impacté par la propagation du Covid-19, l’agence Bordelaise Karol Productions propose à des musiciens renommés de continuer à se produire, à rayonner, et surtout partager leur Art dans des lieux prestigieux de la ville actuellement fermés au public. 
 
Ce projet, organisé par le musée des Beaux-Arts et Karol Productions, permettra au public de retrouver les joyaux du musée le temps d’un concert et d’apprécier la performance de musiciens talentueux.
 
Continuons à partager ensemble des émotions et faire vivre la culture grâce à cette parenthèse musicale au musée.
 

Focus sur les deux œuvres à l’honneur

Léda et Pandore d’Edmond de Labrador et Jeune femme de Saint-Jean-de-Luz d’Amaury-Duval sont deux œuvres caractéristiques de l’esthétique ingresque. Le peintre Ingres, célèbre rival de Delacroix, a été un grand professeur et a formé de nombreux élèves. Son enseignement remontait aux sources de l’Antiquité grecque, aux origines de la peinture italienne et prônait un idéal de beauté et de vérité. 
 
Amaury-Duval (1808-1885) est l’un des plus célèbres disciples d’Ingres. Il intègre son atelier en 1825 et sera l’un de ses premiers et plus brillants élèves. Après un voyage en Italie qui lui révèle l’art du Quattrocento, il est de retour à Paris où il participe à de grands décors religieux. L’artiste séjourne au Pays basque en 1859 afin de réaliser un décor pour la chapelle Sainte-Eugénie de Biarritz, projet finalement non réalisé. Pendant son séjour, il exécuta quelques études de jeunes femmes basques dont la beauté primitive le fascinait. Les portraits de femmes basques et plus particulièrement celles de Saint-Jean-de-Luz, deviennent ainsi un thème récurrent dans son œuvre. Le profil intemporel du modèle témoigne de l’influence de l’art italien et des portraits exécutés par Ingres.
 
Quant à Edmond de Labrador (1820-1875), il fut l’élève de Léopold Burthe dont le maître était Ingres. Ses compositions sont empreintes du style gréco-romain. Le tableau présente Pandore, la première femme, née de la vengeance de Zeus, berné par Prométhée. Pandore est comblée de cadeaux par les dieux. Hermès notamment lui donne la parole. Les œuvres ingresques de Labrador s’inscrivent dans le mouvement romantique des années 1815-1850.
 
  
 

Les deux violonistes

Stéphane Rougier
 
 
Né à Strasbourg dans une famille de musiciens, Stéphane Rougier est admis à l’âge de 14 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Après avoir obtenu ses prix de violon et musique de chambre, il part étudier en Allemagne et débute rapidement sa carrière de chambriste et de soliste au violon et à l’alto.
 
Nommé violon solo de l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy en 1996, il intègre l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine en 1999 au poste de premier violon solo sous la baguette de Hans Graf.
 
Parallèlement à son activité au sein de l’Orchestre de Bordeaux-Aquitaine, il est régulièrement invité sur les plus grandes scènes internationales à New York, San Francisco, Pékin, Hong Kong, Londres, Munich, Saint-Pétersbourg et dans les festivals renommés, Bartok Festival en Hongrie, OperKlosterneuburg en Autriche, French May à Hong-Kong, La Folle Journée de Nantes, à Tokyo, Bilbao, Drottningholm festival en Suède. 
Directeur musical de plusieurs festivals dont Musique en Ré, Musique au Cœur du Médoc, Festival Gabriel Fauré, il collabore à cette occasion avec les plus grands solistes et chambristes actuels, Renaud Capuçon, Régis Pasquier, Henri Demarquette, Olivier Charlier, Marielle Nordman, Brigitte Engerer. 
 
Le besoin de communiquer et de transmettre son savoir l’amène aussi à consacrer une partie de son temps à l’enseignement du violon et de la musique de chambre lors de Master Classes et au Conservatoire de musique de Bordeaux.
 
Tristan Chenevez
 
 
Tristan Chenevez commence le violon à Tahiti à l’âge de 6 ans au conservatoire de Papeete. Il entre ensuite dans la classe de Christophe Bianco au conservatoire de Saint-Maur-des-Fossés. En 2011, il est le seul Français à participer au Youtube Symphony Orchestra, ce qui l’amène à jouer à l’opéra de Sydney sous la direction de Michael Tilson Thomas. La même année, il est admis à l’unanimité au CNSMD de Lyon, dans la classe de Marie Charvet, Nicolas Gourbeix et Nicolas Miribel.
 
Ses études l’amènent à être choisi en mars 2016 pour faire la création française du concerto pour violon d’Unsuk Chin, accompagné de l’orchestre du CNSMD sous la direction de Pierre-André Vallade. Différents concours et Master Classes lui permettent de recevoir des conseils de la part de professeurs tels que Nora Chastain, Pavel Vernikov, Dong-Suk Kang ...
 
Tristan Chenevez fait partie depuis 2016 du pupitre des premiers violons de l’Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine. Il est régulièrement invité à jouer en tant que co-soliste au sein de l’Orchestre National de Lille.
 
Crédits photo : Stéphane Rougier : Hervé Lefebvre et Tristan Chenevez : Clara Mesplé.
 
 
 
Stéphane Rougier et Isabelle Beccia au musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Stéphane Rougier et Isabelle Beccia au musée des Beaux-Arts de Bordeaux