Exposition British Stories

Bientôt au musée ! Conversations entre le musée du Louvre et le musée des Beaux-Arts, dès le 12 novembre.

Les collections d’art britannique du musée des Beaux-Arts de Bordeaux, l’un des rares musées de région riche de ce patrimoine, forment un corpus cohérent d’une trentaine de tableaux, dessins, estampes et sculptures. L’occasion de les découvrir au sein d’une exposition inédite (12 novembre 2020-19 septembre 2021), aux côtés de huit chefs-d'œuvre prêtés exceptionnellement par le musée du Louvre, partenaire de cette Année britannique au musée ! Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la convention triennale signée entre la Ville et le musée du Louvre en 2018.

Une part importante de cette exposition est consacrée à l’art du portrait, domaine dans lequel excellaient les peintres britanniques depuis le XVIe siècle. Les maîtres du genre sont représentés, à commencer par Anton van Dyck qui contribua au renouvellement des codes de l’art du portrait comme en atteste le modello de son Double portrait de Charles-Louis de Simmeren et du prince Rupert de Palatinat, neveux du roi (musée des Beaux-Arts de Bordeaux). Suivent ensuite Joshua Reynolds, représenté par son célèbre Master Hare (musée du Louvre) et par plusieurs portraits saisissants (dont Richard Robinson, évêque d’Armargh, musée des Beaux-Arts de Bordeaux), mais aussi Allan Ramsay et Gilbert Stuart, auteurs de merveilleux portraits féminins. Ce tour d’horizon du portrait britannique culmine avec celui de John Hunter, par Thomas Lawrence (musée des Beaux-Arts de Bordeaux).

                  

Gilbert Stuart, Portrait de Mrs James Arden, vers 1794 © Musée des Beaux-Arts, Ville de Bordeaux /
Joshua Reynolds, Miss Frances Kemble, actrice, 1784. Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot.
 
Dans le domaine de la peinture d’Histoire, l’exposition réserve une belle place à des artistes peu représentés en France : James Ward, avec un superbe Baptême du Christ (musée du Louvre), Benjamin West et Johan Zoffany, représentés par de grands tableaux à thématiques mythologiques. Notons également la représentation du genre typiquement anglo-saxon de la « conversation piece » (portrait narratif de groupe) ainsi que celle du paysage, incarné par des œuvres atypiques conçues en réaction au courant du Sublime (John Martin, Macbeth et les trois sorcières, musée des Beaux-Arts de Bordeaux).
 
  
Johan Zoffany, Le Triomphe de Vénus, huile sur toile, 1760, © Musée des Beaux-Arts de Bordeaux.
Benjamin West, Phaéton sollicitant d’Apollon la conduite du char du Soleil, 1804. Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi.
 

C’est donc un voyage captivant au gré d’œuvres novatrices et audacieuses qu’offre le musée des Beaux-Arts, avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre, en guise de première partie de cette Année britannique. La deuxième partie débutera en juin 2021 à la Galerie des Beaux-Arts avec l'exposition Absolutely Bizarre !, les drôles d'histoires de l'École de Bristol (1800-1840).

Commissariat d’Une Année britannique au musée : Sophie Barthélémy, directrice du musée des Beaux-Arts de Bordeaux, Sandra Buratti-Hasan, directrice adjointe du musée des Beaux-Arts, conservatrice des collections XIXe-XXe siècles et Guillaume Faroult, conservateur en chef au musée du Louvre, en charge des peintures françaises du XVIIIe siècle et des peintures britanniques et américaines.

 

Merci à nos mécènes et partenaires

 

 

Reynolds <i>Master Hare</i> 1788-1789 © Musée du Louvre

Reynolds Master Hare 1788-1789 © Musée du Louvre