Expositions Une belle saison britannique !


Une belle saison britannique !

La « Belle saison britannique », prévue initialement tout l’été 2020 est reportée en raison de la crise sanitaire. Elle est reprogrammée au musée et à la Galerie dans une nouvelle temporalité.

Le musée des Beaux-Arts de Bordeaux se distingue parmi les musées de région par la qualité de son fonds d’art britannique (peintures, dessins, estampes et sculptures). Ce corpus de diverses provenances (Musée Nationaux Récupération, legs ou achats), essentiellement composé de portraits et de tableaux d’Histoire, compte des œuvres de Joshua Reynolds ou de Thomas Lawrence, ainsi que d’artistes plus rares en France comme Benjamin West et Johan Zoffany. Le public n’a que rarement l’occasion d’admirer ces trésors dans leur ensemble. 
 
La « Belle saison britannique » est reprogrammée au musée et à la Galerie dans une nouvelle temporalité. Ainsi, les deux expositions qui la composent prendront un nouveau rythme : British Stories, réalisée avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre, sera visible dans l’aile sud du musée à la fin de l’automne 2020 (sous réserve). L’exposition Absolutely Bizarre !, conçue en partenariat avec le musée du Louvre et le Bristol Museum & Art Gallery et labellisée « Exposition d’intérêt national », ouvrira ses portes au printemps/été 2021 dans la Galerie des Beaux-Arts.
 

Exposition British Stories
Conversations entre le musée du Louvre et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Fin de l'automne 2020, musée des Beaux-Arts (aile sud)

Les collections d’art britannique du musée des Beaux-Arts de Bordeaux, l’un des rares musées de région riche de ce patrimoine, forment un corpus cohérent d’une trentaine de tableaux, dessins, estampes et sculptures. L’occasion de les découvrir au sein d’une exposition inédite, aux côtés d’œuvres prêtées exceptionnellement par le musée du Louvre, partenaire de notre belle saison britannique.

Une part importante de cette exposition est consacrée à l’art du portrait, domaine dans lequel excellaient les peintres britanniques depuis le XVIe siècle. Les maîtres du genre sont tous représentés, à commencer par Anton van Dyck qui contribua au renouvellement des codes de l’art du portrait comme en atteste le modello de son Double portrait de Charles-Louis de Simmeren et du prince Rupert de Palatinat, neveux du roi (musée des Beaux-Arts, Bordeaux). Suivent ensuite Joshua Reynolds, représenté par son célèbre Master Hare (musée du Louvre) et par plusieurs portraits saisissants (dont Richard Robinson, évêque d’Armargh, musée des Beaux-Arts, Bordeaux), mais aussi Allan Ramsay et Gilbert Stuart, auteurs de merveilleux portraits féminins. Ce tour d’horizon du portrait britannique culmine avec celui de John Hunter, par Thomas Lawrence (musée des Beaux-Arts, Bordeaux). Dans le domaine de la peinture d’Histoire, l’exposition réserve une belle place à des artistes peu représentés en France : James Ward, avec un superbe Baptême du Christ (musée du Louvre), Benjamin West et Johan Zoffany, représentés par de grands tableaux à thématiques mythologiques. Notons également la représentation du genre typiquement anglo-saxon de la « conversation piece » (portrait narratif de groupe) ainsi que celle du paysage, incarné par des œuvres atypiques conçues en réaction au courant du Sublime (John Martin, Macbeth et les trois sorcières, musée des Beaux-Arts, Bordeaux).

C’est donc un voyage captivant au gré d’œuvres novatrices et audacieuses qu’offre le musée des Beaux-Arts, avec la complicité du musée du Louvre, en guise de première partie de la Belle Saison britannique.

                                                                                            John Martin, Macbeth et les trois sorcières, vers 1849. Acquisition 2018 du musée. Crédits photos © F. Deval

 

Exposition Absolutely Bizarre !, les drôles d’histoires de l’Ecole de Bristol (1800-1840)

Labellisée Exposition d'intérêt national

Printemps/été 2021, Galerie des Beaux-Arts

Bordeaux et Bristol sont jumelées depuis plus de 70 ans. Si de nombreux échanges existent entre les deux villes, l’école de peinture de Bristol, peu étudiée en France, n’avait pas encore été mise à l’honneur de ce côté de la Manche. Cette exposition propose donc la première présentation d’ensemble, tant en France qu’en Grande-Bretagne, de cette singulière « Ecole de Bristol ». Plus qu’un mouvement pictural autonome, il s’agit davantage d’une association informelle de peintres, principalement paysagistes, et d’amateurs (critiques, mécènes, écrivains), caractéristique des réalités artistiques de la première moitié du XIXe siècle. Des « sketching parties » (du terme « sketch », « esquisser ») dans la campagne de Bristol et autres réunions cimentèrent l’unité du groupe dans les années 1820-1830.

A partir du début du XIXe siècle, la ville de Bristol devient un foyer de création artistique particulièrement original pour l’époque, où s’épanouissent les talents de peintres, dessinateurs et aquarellistes remarquables et novateurs. Les artistes de ce qu’on désigne comme « l’Ecole de Bristol » renouvèlent une grande variété de genres : la peinture de la vie citadine et des scènes de genre, vues au prisme des transformations sociales de l’époque, le paysage, en inventant une forme originale de vues pittoresques, et enfin la peinture fantastique, traitée avec une ambition inédite jusqu’alors.

De 1800 à 1840, Bristol sera ainsi la pépinière de talents artistiques qui, pour certains, se feront remarquer jusqu’à Londres : Edward Bird, Francis Danby, Edward Villiers Rippingille, Samuel Colman, Samuel Jackson, Rolinda Sharples – brillante artiste femme - et enfin William James Müller.

Le musée des Beaux-Arts accueillera environ 80 œuvres provenant majoritairement du musée de Bristol (65 aquarelles et peintures à l’huile), auxquelles s'ajouteront plusieurs prêts de la Victoria Art Gallery de Bath et de la Tate Britain de Londres ainsi que du musée du Louvre.

 
                                                                                                     William James Muller, The Burning of the New Gaol from Canon's Marsh.
 
 
Commissariat des expositions : Sophie Barthélémy, directrice du musée des Beaux-Arts de Bordeaux, Sandra Buratti-Hasan, directrice adjointe du musée des Beaux-Arts, conservatrice des collections XIXe-XXe siècles et Guillaume Faroult, conservateur en chef en charge des peintures françaises du XVIIIe siècle et des peintures britanniques et américaines, musée du Louvre. Pour Absolutely Bizarre !, Jenny Gaschke, conservatrice des collections européennes avant 1900 au Bristol Museum & Art Gallery.
 
 
 
Merci à nos mécènes et partenaires
 
 
L'Exposition Absolutely Bizarre ! a reçu le label exposition d'intérêt national du ministère de la Culture (Direction générale des patrimoines - service des musées de France). À ce titre, elle a reçu un soutien financier exceptionnel. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                              
 
Gilbert Stuart, Portrait de Mrs James Arden, 1794 © Musée des Beaux-Arts, Mairie de Bordeaux

Gilbert Stuart, Portrait de Mrs James Arden, 1794 © Musée des Beaux-Arts de Bordeaux