Rosa Bonheur à Bordeaux

Evénement exceptionnel à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Rosa Bonheur (1822-2022)
Printemps - été 2022.

Une grande rétrospective Rosa Bonheur 

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Rosa Bonheur (1822-1899) à Bordeaux, le musée des Beaux-Arts de Bordeaux et le musée d’Orsay organisent, en lien avec des institutions internationales prestigieuses, une importante rétrospective de son œuvre, qui sera présentée en 2022 à Bordeaux puis à Paris.
 
Elle s’accompagnera d’une programmation culturelle croisant les disciplines, de projets dans les champs éducatifs et sociaux et d’un travail de recherche donnant lieu à l’édition d’un catalogue.
 
Rosa Bonheur a été sans conteste l’artiste femme la plus célèbre de son siècle. Pourtant, il n’y a aujourd’hui qu’une faible résonance de son œuvre auprès du grand public français. Partant de ce constat, le musée des Beaux-Arts de Bordeaux souhaite faire redécouvrir l’art et la figure de Rosa Bonheur, « l’étoile la plus brillante », selon Théophile Gauthier (1811-1872).
Au-delà de l'hommage commémoratif, cette exposition s'inscrit aussi dans un regain d'intérêt plus général pour les femmes artistes. Elle se propose enfin de dévoiler des aspects peu explorés, voire méconnus, de cette personnalité fascinante qui sut s'imposer en tant que femme libre et artiste officielle dans un siècle très corseté. Déployée entre la Galerie des Beaux-Arts et l'aile nord du musée, l'exposition présentera une centaine d'œuvres issues des plus prestigieuses collections publiques et privées d'Europe et des États-Unis.
 
  
Rosa Bonheur, têtes de chiens, musée des Beaux-Arts, Photos : L. Gauthier et F. Deval.
 
Cette rétrospective sera l’occasion de stimulants partenariats avec le Museum Sciences et Nature de Bordeaux et le Fonds régional d’art contemporain Nouvelle-Aquitaine/MECA qui a initié un groupe de réflexion à l’échelle du territoire néo-aquitain sur les artistes femmes, avec l’École nationale supérieure d’architecture et du paysage de Bordeaux, l’Association des Amis de Rosa Bonheur ainsi qu’avec le musée d’Orsay.         
 
 
 
Qui était Rosa Bonheur ? 
 
De Bordeaux aux États-Unis
 
La fibre artistique coule dans les veines des membres de la famille Bonheur originaire de Bordeaux : tous ont embrassé une carrière d’artiste, saluée par la critique. Rosa Bonheur a laissé une empreinte forte et durable sur la ville de Bordeaux, sa ville natale. Les monuments et les hommages ne manquent pas. Le Jardin Public accueille notamment le portrait monumental de l’artiste, palette et pinceau à la main, sculpté par Leroux-Veunevot en 1910 et récemment restauré. Son quartier natal possède une rue à son nom. Bien au-delà de Bordeaux, elle a su, dès les années 1850, conquérir le marché de l’art britannique et américain pour contribuer au rayonnement inédit de la peinture française outre-Manche, puis outre-Atlantique. 
 
Rosa Bonheur dans son atelier, par Georges Achille Fould, musée des Beaux-Arts de Bordeaux, Photo : L. Gauthier. 
 
 
Le mythe Rosa Bonheur...
 
 Le mythe d’une artiste singulière, vivant en osmose avec le monde qu’elle étudiait sans relâche, s’est construit dès les années 1850 au travers de la presse et à l’initiative même de l’artiste qui a contribué à le façonner et à le nourrir. Rosa Bonheur devient ainsi à l’aube des années 1860 la « French Landseer », du nom du célèbre peintre animalier anglais tant apprécié, Edwin Landseer (1802-1873). Elle sut s’entourer des meilleurs agents artistiques, développant des stratégies « commerciales et médiatiques » tout à fait inédites. Le regard qu’elle porte sur le monde animal témoigne d’une vision du monde singulière, en particulier en tant qu’artiste femme au XIXe siècle. L’exposition s’attachera à l’évocation du mythe Rosa Bonheur, au travers de portraits peints, photographiés, sculptés et gravés, ainsi que par le récit de son succès aux États-Unis. Plusieurs acquisitions récentes du musée d’Orsay révèlent le visage méconnu et surprenant d’une artiste bonne vivante entourée d’une joyeuse compagnie au sein de laquelle Nathalie Micas, sa fidèle compagne et collaboratrice, tient un rôle prépondérant. La dernière rétrospective consacrée à l’artiste remonte à 1997, déjà organisée par le Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, le musée de Barbizon et le musée Dahesh à New York. C'est à l'issue de cette exposition que l'État dépose l’impressionnante toile intitulée la Foulaison des blés en Camargue à Bordeaux, dernière œuvre restée inachevée de l’artiste. Loin des clichés de son instrumentalisation par les ''gender studies'' au début des années quatre-vingt, Rosa Bonheur décrit avec beaucoup d’humour la société de son temps. 
 
 
La foulaison des blés en Camargue, Rosa Bonheur, musée des Beaux-Arts de Bordeaux, Photo L. Gauthier. 
 
Portrait de Rosa Bonheur par Georges-Achille Fould, Photo : L. Gauthier.

Portrait de Rosa Bonheur par Georges-Achille Fould, Photo : L. Gauthier.