Naples, royauté méridionale placée sous gouvernement espagnol est, au 17e siècle, la ville la plus peuplée d'Europe après Paris.
De grands désastres - peste, éruptions volcaniques, soulèvements politiques - n'empêchent pourtant pas une brillante vie intellectuelle. Un important mécénat dominé par les vice-rois, l'aristocratie et surtout le clergé, entraîne de nombreuses créations dans toutes les sphères artistiques et les nouvelles exigences de la Contre-Réforme en matière de culte et d'iconographie donnent une impulsion nouvelle aux réalisations religieuses.
La peinture napolitaine au 17e siècle prend alors une place majeure en Italie et en Europe, se développant du Naturalisme jusqu'au Baroque.