Marie-Madeleine Goldie
(Lisbonne (Portugal), 1941-)
Née d’un père écossais et d’une mère originaire de Cantabrie, en Espagne, Marie-Madeleine Goldie grandit dans un environnement où l’art occupe une place essentielle.
Elle apprend ses premières lettres avec Alphabet des petits Bretons, un abécédaire illustré par sa tante, Kate Joséphine Fricero Goldie, publié à Londres. Plus tard, c’est auprès de l’artiste belgo-portugaise Mily Possoz, peintre et graveuse, qu’elle reçoit ses premiers enseignements artistiques dans son atelier de Viana do Alentejo, près de Lisbonne.
Au début des années 1960, elle commence sa formation à l’École des Beaux-Arts de Cornouaille, à Quimper, où elle étudie sous la direction de Jean Le Merdy, lauréat du Grand Prix de la Casa Velázquez. Elle y apprend la composition qui marquera ses recherches graphiques, son œuvre manifestera toujours une préoccupation figurative.
Elle poursuit ses études à l’École des Arts Décoratifs de Paris, où sa série Casonas, inspirée des maisons historiques de la région cantabrique de son enfance, lui vaut une mention. Après une année sabbatique à Rome, elle enseigne l’art graphique pendant une dizaine d’années à l’École des Beaux-Arts de Nice.
À Paris, elle rencontre le graveur Jean Delpech, buriniste expérimenté qui anime des cours du soir fréquentés par des artistes tels que Philippe Mohlitz et Erik Desmazières. Sous sa direction, elle approfondit les techniques et les subtilités de la gravure.
L’inspiration de Marie-Madeleine Goldie, qu’elle cultive et affine au fil des années, puise sa source dans la lumière baignant des architectures imaginées, souvent entourées d’éléments de nature remarquable. Son œuvre est également marquée par des références archéologiques et historiques profondes.
Elle se dit également très marquée par le cairn de Gavrinis au cœur du Golfe du Morbihan, sur l’île de Gavrinis, notamment par les « gravures » celtes sur les pierres de ce site archéologique, qui la fascinent, tout autant que les dessins rupestres admirés dans la grotte d’Altamira en Cantabrie dans sa jeunesse, auprès de la famille de sa mère.
Installée à Bordeaux depuis de nombreuses années, elle s’inscrit dans la lignée de Robert Frélaut, dont elle partage la philosophie fondée sur la tradition et la transmission.